Historique 1976-2000

 

Récapitulatif
électeurs inscrits
Analyse Récapitulatif
votes valables

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Historique 1976-2000

 

Élections Communales de Soumagne


Que nous enseigne le passé ?


Qui ne tire les leçons du passé dit-on est condamné à le revivre.
Il n'est dès lors pas inutile de nous pencher quelque peu sur les résultats électoraux des années antérieures et les mécanismes qui les déterminent.

La technique électorale.

  • Par référence au scrutin majoritaire où le premier emporte tous les mandats, notre système électoral est appelé « proportionnel ».
  • En réalité, il favorise cependant les grandes formations et pénalise les petits partis.
Ex: Année 1988
  • PS:    4392 voix pour 14 mandats, soit en moyenne 313,7 voix par mandat.
  • RCI: 763 voix pour un seul mandat.
 

La participation.

  • Il est d'usage de comptabiliser les votes par rapport aux bulletins valables car ce sont ces chiffres qui sont pris en considération pour déterminer la répartition des élus.
  • Néanmoins, une analyse approfondie se doit de prendre en compte les électeurs inscrits. On voit ainsi apparaître une évolution significative du comportement des électeurs.
  • De 1976 à 2000, le nombre d'absents est ainsi passé à Soumagne de 5,8 % à 8,7 %.
  • Quelles sont les raisons de cette désaffection pour la politique communale pourtant réputée « proche » des citoyens? Sûrement sont-elles multiples: contexte général de la société, comportement politique de la majorité, incapacité de l'opposition à présenter un projet alternatif crédible.
  • L'année 2000 a vu pour la première fois la participation des habitants d'autres nationalités européennes.
  • On constate que sur 931 personnes concernées, 220 seulement se sont inscrites pour voter, soit 23,6 %.
 

La stratégie.

  • Il faut rendre justice au PS d'avoir su utiliser à son profit les divisions dans les autres partis politiques.
  • Ainsi en 1988, se sentant menacé, il n'a pas hésité à offrir un mandat à M. Dumont pour qu'il crée la division.
  • Résultat: Quelques PRL tombent dans le piège. Un mandat pendant 6 ans en échange d'une majorité absolue pendant au moins 18 ans.
  • Voilà assurément un marché de dupes. Néanmoins, un exemple d'intelligence tactique dont devrait s'inspirer CDH, Écolo et MR.

Les avantages du pouvoir.

  • Quand, pendant 6 ans, le Collège des Bourgmestre et Échevins peut dépenser chaque année environ 15 millions d'euros, soit 600 millions de francs, l'équipe au pouvoir a beau jeu de présenter « ses » réalisations.
  • Si, en outre, on considère les emplois offerts à ses amis, le népotisme (ex: l'architecte et le géomètre attitrés de la commune sont fils d'échevins), la publicité aux frais des contribuables par le biais de brochures d' « information » particulièrement nombreuses l'année électorale, on mesure l'avantage dont bénéficie le PS au pouvoir.
  • L'exemple de la commune de Fléron nous montre que cet avantage peut se chiffrer à plus de 10 %.

Fléron Année Voix
PS
au pouvoir
1976 48,5 %
1982 50,1 %
1988 47,8 %
PS
dans l'opposition
1994 34,7 %
2000 35,1%


Le Cas 1994.

  • Certains ont cru pouvoir tirer argument de la campagne catastrophique de 1994 pour réfuter le projet d'alliance. Il ne faut cependant pas s'y tromper.
  • En effet, en 1994, seul le groupe IC se présentait face au PS qui a réussi cette année de loin son meilleur score.
  • Le PS n'a donc pas gagné face à une coalition de l'opposition, mais a vaincu par abandon de nombreuses forces vives de la minorité découragées par l'incapacité de former une liste commune représentative de toutes les sensibilités.